Roquebrune Cap Martin
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Mauvaise nouvelle ! Le départ remis en question ?

Depuis les premiers instants lors desquels nous avons commencé à préparer Thalas, nous avons dû répondre à une quantité de questions invraisemblables. Il est vrai que le choix d’un départ autour du monde en famille en laissant tout derrière nous, oblige à se questionner pour surtout anticiper, et assurer un retour possible. Plus q’une préparation, c’est une assurance vie que nous devons bâtir.

De toutes les questions évoquées, il en est une que nous ne sommes pas posée tellement l’évidence était là : Où débutera l’aventure ?

Notre proximité de Monaco et la redondance des communications et initiatives pour les océans en principauté raisonnait en nous comme un appel, presque un besoin de participer à l’effort initié ici. Cependant Monaco n’est pas la France et de notre point de vue, il était stérile d’envisager le rocher comme un partenaire ou même une étape importante de notre voyage sans une approbation princière directe ou indirecte.

Nous sommes donc rentrés en contact avec les 2 institutions les plus influentes en la matière à Monaco : la « Fondation du prince Albert II de Monaco » et le « Musée Océanographique de Monaco ». Oui, à Monaco on aime à rappeler où l’on est… Après plusieurs appels, emails et semaines de patience (ce n’est que le début), j’obtiens un entretien avec le directeur scientifique de la fondation, nous aurons un contact extrêmement sympathique voire même encourageant (nous garderons d’ailleurs contact avec cet homme charmant). De là, nous nous sommes armés de patience durant près de 3 mois (sachant que notre départ dans moins d’un an fait monter la pression à chaque instant). Durant cette période, nous rencontrons lors d’un cocktail (X-Prize 2019) le directeur du musée océano ( Robert Calcagno), son adjoint et tout semble bien se passer et être dans les bons tuyaux, Thalas circule dans les bureaux et reviens aux oreilles des chefs de Munegu (Monaco en langue monégasque ndr). L’aventure séduit, nous sommes interrogés en détails lors d’un échange téléphonique avec le responsable de l’éducation du musée. Bref, tout va bien et le plan suit son cours !

Il faut dire que nous n’avions sollicité q’un simple soutien moral, l’argent se fait rare en principauté et nous souhaitions uniquement une « accréditation morale » pour nous aider à avancer et à construire Thalas. Rien de plus qu’un « OK ».

Après 90 jours et des dizaines de coups de téléphone, dont la majorité resteront sans réponse, le verdict tombe !

Il est 9h45, nous sommes le 8 juillet, le soleil chauffe, le vent se fait rare, bref c’est l’été à Roquebrune Cap Martin. Quelques jours plus tôt, j’étais à Nantes sous la pluie et je ne tiens plus, il me faut une réponse de Monaco, il me faut un élément pour avancer. Je sais que l’insistance n’est jamais un bon élément, mais merde, j’attends depuis plus de 3 mois, cela suffit ! J’empoigne mon téléphone, m’installe confortablement avec oreillette et bloc et je compose le 00377 98 98 44 44 (numéro de la fondation). Les étoiles sont alignées, je parviens à joindre le directeur scientifique de la fondation, Philippe M. et nous échangeons quelques minutes. Stupeurs et tremblements…

Nous n’obtiendrons pas de soutien moral… Celui-ci nous est refusé au motif qu’il pourrait être utilisé dans le cadre de recherche de financement. Cependant la porte reste ouverte : « …MAIS… si votre aventure venait à voir le jour, nous serions ravi que vous repreniez contact avec nous. » (Traduction : une fois les difficultés éloignées les amis sont nombreux)

Well, well well…

Que faire dans ce cas ? Insister ? Etre beau joueur et remercier pour le temps perdu avec l’assurance de notre retour ultérieur ? Le coup est dur à encaisser et remet en cause beaucoup de choses, n’y ayant même pas réfléchit tant l’évidence était là, nous sommes pris au dépourvus…

Enfin presque…

Soyons francs, après 5 ans de pratique, nous savions que nous reposer intégralement sur Monaco serait une erreur, tant les rebondissements du « rocher » sont nombreux et prévisibles jusqu’à la dernière seconde. En 5 ans de prospection commerciale à Monaco c’est un règle que j’ai apprise : « Sans soutien, point de soutien ». Autrement dit, inutile de demander un soutien si cette demande n’est pas elle-même soutenue. Ironique ?

Ceci étant, j’avais supposé que notre engagement pour soutenir les actions de protection des Océans, une mission si belle et dans le prolongement de la volonté princière serait dégagée de considérations politiciennes. (Sourtout dans un cadre moral…)

Toute initiative qui vise à la protection de la Mer mérite considération et soutien… Plus on fera connaître la Mer, plus on comprendra son rôle dans la vie de notre planète, plus elle sera aimée, plus elle sera défendue.

Prince Rainier III – Source « Musée Océanographique de Monaco »

Il semblerait que les dizaines de milliers d’enfants répartis dans les centaines d’écoles partenaires ne soient pas suffisants aux yeux de Monaco pour faire connaître la mer… Pour le moment…

C’est donc négatif, mais nous l’avions anticipé… un peu. Nous avons misé sur d’autres stratégies et certaines commencent à payer (on en parlera plus tard).

Voici alors l’émergence de la nouvelle grande question, qui rejoint les premiers mots de cet article :

« Où débutera l’aventure ? »

Est-ce raisonnable de faire la lumière sur ceux qui ne nous apporte pas de soutien ? Serait-ce judicieux de nous tourner vers notre Bretagne ou Normandie natales ? Devons-nous maintenir le départ de la Méditerranée depuis une autre ville ?

Ces questions se posent aujourd’hui, mais trouveront naturellement la réponse dans les prochains mois avec l’arrivée et le soutien de nos partenaires et mécènes… enfin ça c’est ce qu’on espère…

L’horloge tourne et les latitudes diminuent, c’est désormais une course contre la montre que Thalas mène.

Ceci-dit, qu’en pensez vous ? Avez vous un conseil à nous donner ?

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